Le principe d'”une seule Chine" accrédité après le rejet de la candidature de Taïwan comme état membre de l'OMS
Lundi, à Genève, l'assemblée de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a annoncé qu'elle ne prendrait pas en compte la proposition de Taïwan pour devenir un état membre de l'OMS. Ce mardi, la Chine salue cette décision et y voit une reconnaissance internationale que Taïwan et la Chine continentale ne forment qu'une seule et même nation.
Lors d'une session plénière, la grande majorité de membres de l'OMS s’est prononcée contre la proposition de Taïwan de mettre à l'agenda l'étude de son éventuelle entrée au sein de l'organisation en tant qu'état membre, a communiqué Jane Dalton, présidente de l'assemblée de l'OMS.
Pour les médias chinois, par ce vote de nombreux membres de l'organisation souligne leur soutient la politique d'une seule Chine, et que Taïwan, selon cette politique n'est qu'une province chinoise et donc non éligible pour un statut de membre de l'OMS.
"Comme l'Organisation Mondiale de la Santé est un organe des Nations Unies ouvert aux nations souveraines, Taïwan n'a aucun statut de base pour la rejoindre", a fait part le ministère chinois des affaires étrangères.
"Taïwan est une part inaliénable de la Chine. Bien que la réunification de la Chine métropolitaine et de Taïwan n'a pas encore été achevée due à des raisons historiques, le fait que la métropole et Taïwan appartiennent tous deux à une seule Chine ne changera jamais", a déclaré de son côté Gao Qiang, ministre chinois de la santé.
Cette proposition de Taïwan étant la 11e en autant d'années, Gao a ajouté que "cette proposition néglige la Charte de l'ONU (Organisation des Nations Unies) et la constitution de l'OMS, viole les résolutions les résolutions de l'assemblée générale de l'ONU et de l'assemblée de l'OMS, défie le principe international d'Une seule Chine, sabote le consensus de l'assemblée de l'OMS des 10 dernières années et porte sérieusement atteinte aux sentiments des états membres".
La Chine métropolitaine et l'île de Taïwan sont séparées politiquement depuis 1949. Pékin n'a jamais cessé de considérer l'île comme une partie intégrante de son territoire et a averti qu'elle réagirait à tout mouvement des dirigeants de l'île vers une indépendance formelle, quitte à utiliser la force.

